Les propositions pendant le confinement




Lorsqu'on est en situation de crise, il faut rassembler et non diviser. Au début du confinement l'heure était à se serrer les coudes. Les élus de l'opposition et les candidats aux élections municipales, par la voix de Stéphane Jabut, ont contacté la maire-adjointe chargée des affaires sociales pour proposer leur aide. 
Deux semaines ont passé après la début du confinement. Entre temps l'exécutif municipal n'avait pris aucun contact avec des élus qui, confinés comme tout le monde, étaient pour la plupart disponibles.
La campagne était bel et bien mise entre parenthèses, pour notre part. La mairie agissait dans l'ombre, on a dit dans l'opacité. Personne ne savait ce qui se passait. Aucune communication n'a eu lieu. Tous les Dammartinois en ont fait les frais, pas seulement les élus.
Ce n'est que le 5 avril que les élus se sont manifestés publiquement, n'ayant aucun contact avec la mairie. On s'inquiétait alors de savoir comment les Dammartinois en difficultés étaient soutenus par le CCAS, dont c'est la fonction. C'est à la suite de cette intervention que les membres de la Commission d'attribution des aides ont été contactés pour étudier quelques dossiers. Il n'y avait là aucune critique, les élus étaient dans leur rôle.
 

Des propositions écrites dès le 20 avril

Pendant le mois d'avril les Dammartinois n'avaient pas plus d'informations sur ce qui se passait à Dammartin-en-Goële. Les élus non plus. Des parents travaillant dans la santé n'avaient pas d'information sur l'accueil des enfants, comme le montrent plusieurs témoignages sur Facebook. Ne sachant pas ce que la mairie faisait ou ne faisait pas, les élus ont adressé un courrier au maire qui interrogeait et en même temps faisait des propositions, le 20 avril.

Voici les propositions que faisaient les élus d'Agir Ensemble pour Notre Ville dans ce courrier :
  • lancer une opération de confection participative de masques (cela n'existait pas à l'époque)
  • étudier la mise à disposition de tests de dépistage en partenariat avec les laboratoires de notre secteur,
  • préparer l'ouverture des écoles si le déconfinement était confirmé pour le 11 mai,
  • commander des masques pour la protection des Dammartinois en complément à ceux fournis par la Région et le Département,
  • organiser des réunions en visioconférence des membres du Conseil municipal "pour préparer au mieux le déconfinement progressif dans les semaines à venir" et "pour faire le point, échanger et coordonner les actions municipales".
Les élus insistaient, une fois de plus, sur le fait que "la plus grande unité municipale nous paraît indispensable".
Les élus posaient également des questions : où en sont les travaux dans les écoles ? Où en sommes-nous du Pôle de Santé dont l'ouverture avait été annoncée pour fin mars ?
 

Une attitude responsable

Alors que cinq semaines avaient passé depuis le début du confinement, notre attitude était loin d'être celle de la critique, mais plutôt la recherche d'une collaboration dans un moment délicat.
Cette main-tendue a été refusée. Le maire a continué à agir dans l'opacité, sans prendre contact, sans répondre, sans même respecter la loi. Il n'a même pas prévenu lorsqu'un élu ou un membre du personnel a été malade, or un courriel suffisait. Les élus se sont sentis méprisés et mis à l'écart par une telle attitude.
Dès lors il a assumé seul ses actions et ses décisions dont certaines sont contestables et critiquables. Ce n'est qu'à partir du 28 avril que les élus, dont l'attitude est toujours restée responsable, ont interpellé le maire avec un ensemble de questions. Qui sont également restées sans réponse à ce jour, hormis ce communiqué de presse.
 
Lire les autres courriers au maire :