Le parc de la Corbie et la protection des espaces naturels

 
Le parc de la Corbie et la maison seigneuriale
La maison du Parc de la Corbie

Le parc de la Corbie a-t-il toujours été un parc communal ? Non. C'était une exploitation agricole.
 
En 2003 la ville a eu l'occasion de l'acheter à la société CRPA. Sur proposition de Monique Papin, alors maire, le Conseil municipal en a délibéré le 20 mars 2003. L'opposition d'alors, dont est héritière la majorité actuelle de Michel Dutruge, s'est opposée à cette acquisition. Or elle a permis de faire entrer dans le patrimoine communal près de 9 ha d'espaces verts et de bois afin de les protéger et de disposer en centre ville d'un poumon, d'un espace de fête et de loisirs, d'équipements publics.
Il fallait aménager cet espace pour qu'il devienne un parc, tel que vous le connaissez aujourd'hui, ouvert au public. Un travail en partenariat avec un bureau d'études a défini cet aménagement autour de la sécurisation de l'espace, la réhabilitation des chemins, la restructuration de l'étang et la création d'une promenade autour du thème de l'eau, le traitement paysager des sous-bois ainsi que des prairies et enfin la création d'espaces ludiques.
Le parc a pu être ouvert au public en partie en 2007. Les travaux qui y ont été réalisés ont été subventionnés à 60% par l'Agence des Espaces Verts de la région Île-de-France et par le Conseil général de Seine-et-Marne. La maison du gardien a l'entrée du parc a été réhabilitée ce qui a permis d'affecter au parc un gardien à temps complet, chargé également de l'entretien.
 

Protéger les espaces verts et les espaces naturels

Protéger cet espace vert de la commune n'a pas été la seule action environnementale des municipalités passées. Lors de la dernière mandature, dans la suite de l'ouverture du parc au public, la ville a travaillé avec l'Agence des Espaces Verts et le Conseil général pour la protection et la valorisation d'autres espaces. Ainsi, il a été envisagé la création d'un Espace Naturel Sensible intercommunal de 130 ha côté sud (1ère rencontre le 9 avril 2010). L'Agence des Espaces Verts, en partenariat avec la mairie, a initié des études et des concertations avec les communes voisines afin de parvenir à un périmètre de protection des espaces naturels et boisés de 3.600 ha reliant les buttes de la Goële aux bois de Montgé et en lien avec les grandes forêts de l'Oise.
Ces actions étaient en cours au moment des élections de 2014. La première réunion avec les communes concernées, le Conseil général et l'Agence des Espaces Verts a eu lieu le 19 janvier 2011 à Dammartin-en-Goële (voir ici). L'AEV poursuivait ses études et les concertations. Que s'est-il passé depuis les élections municipales de 2014 ? Qu'a fait la commune ? Quelles politiques de protection des espaces naturels ont été définies ?
 

La Corbie, un espace à valoriser

Après l'ouverture du parc au public la ville a progressivement mis en place des animations festives et de loisirs : la chasse aux œufs, des expositions, le Troc des Jardiniers, l'hôtel à insectes inauguré par la sénatrice Nicole Bricq, l'installation de nichoirs et de refuges, des jeux pour enfants, des tables de pique-nique, les animations de F'été Dammartin. Un arboretum, inauguré par Stéphane Jabut, maire, a également été mis en place pour que chacun apprécie les arbres remarquables, dont certains sont plusieurs fois centenaires : séquoïa, cèdre, arbre de Judée, tilleul argenté...
En 2008 la ville a proposé que la crèche intercommunale soit installée à la Corbie. Ouverte en 2009, cette structure de 800 m2 dispose de 40 berceaux.
Il a été envisagé de réhabiliter la maison du parc et d'y installer la mairie. Sur la frange un projet de 33 logements d'accès à la propriété sur 0,3 ha aurait relié les HLM de Saint-Ladre et la crèche au centre-ville (voir ici). Grâce à cela la municipalité d'alors était en discussion avec l'aménageur de la zone d'aménagement concerté pour qu'il prenne à sa charge une entrée par le chemin du Petit-Puits derrière l'école Le Petit-Prince, une entrée depuis la rue Saint-Ladre et le réaménagement de l'entrée de la rue Ganneval. Quels aménagements depuis 2014 ? Rien.

 
(crédit photo : Arnaud Hubas)